Le Rocher de Roquebrune

Cela faisait un moment que je voulais faire l’ascension du célèbre Rocher de Roquebrune-sur-Argens, à l’Est du Var, sur le territoire de Var Estérel ! A chaque fois que je le voyais de l’autoroute A8, majestueux, reconnaissable à sa couleur rouge et à sa crête dentelée, je me disais qu’il fallait vraiment que je fasse cette randonnée. C’est désormais chose faite ! Voici les détails et des photos. 

Le Rocher de Roquebrune, de couleur rouge, en raison de sa forte concentration en oxyde de fer, est situé sur un massif de 6 km² qui se dresse au-dessus de la plaine de l’Argens et culmine à 373 m d’altitude. Son relief est assez chaotique puisque l'on y trouve des zones plates au nord, des rochers déchiquetés, des falaises abruptes, des grottes, des crevasses et autres failles. Un terrain très sympa pour les marcheurs et les photographes ! 

En me renseignant, j’ai vu qu’il y avait 4 sentiers balisés possibles pour atteindre le sommet du Rocher (cf. photo dans la galerie et lien vers la brochure). Après avoir lu quelques blogs, j’ai décidé de tenter le sentier rouge ou sentier du Rocher de Palay pour l’aller et de redescendre par le sentier vert au retour. Et je pense que c’était un bon choix de combiner ainsi les sentiers ! Le sentier rouge est assez sportif car il y a plusieurs chaînes pour monter des passages abrupts. Mais cela est tout à fait faisable pour les personnes en bonne forme physique et qui n’ont pas trop peur du vide. La brochure indique, avec raison : cheminement sur sentiers rocheux et escarpés, pour randonneurs avertis

Ascension par le sentier du Rocher de Palay

Garez-vous sur le petit parking du Rocher de Palay (cliquer sur le point rouge sur la carte ci-dessous). Un panneau rappelle les 4 sentiers. C’est parti pour l’ascension ! Il y a régulièrement un balisage jaune et des points rouges, donc pas (trop) de raison de se perdre. Cela monte bien, certaines parties sont à découvert et d’autres, en sous-bois, dans la forêt. Vous verrez des chênes verts et lièges, des châtaigniers et des pins. Vers la fin de l’ascension, vous emprunterez plusieurs passages avec des chaînes (cf. photo dans la galerie). Les derniers mètres pour atteindre Les trois croix sont un peu acrobatiques, type via ferrata, donc prudence ! Comptez 1h / 1h30 pour l’ascension, selon votre vitesse et vos pauses.

Une fois en haut, profitez bien d’un panorama impressionnant à 360°, avec d’un côté le lac de l’Aréna, la rivière Argens, l’Estérel et au loin, les pré-Alpes, et de l’autre, le massif des Maures et les monts toulonnais. La vue est vraiment magnifique ! 

Pour le retour, nous avons donc opté pour le sentier vert, le sentier des Hautes Roques, qui redescend plus doucement et vous permet d’avoir un autre aperçu du Rocher. Vers la fin, nous nous sommes un peu perdues, mais rien de bien méchant. Ensuite, du parking des Hautes Roques, vous aurez un kilomètre à faire pour rejoindre le parking Rocher de Palay par une petite route bitumée.

Pour information, nous avons croisé des personnes qui nous ont dit que le sentier jaune était plus facile que le rouge, avec juste un passage avec des chaînes. 

On récapitule les conseils : randonnée sportive à éviter en cas de pluie (ou juste après des pluies) ou de vent fort. Egalement déconseillée aux personnes sujettes au vertige. Et pour rappel, l’accès au massif est réglementé du 15 juin au 15 septembre. Tous les jours, une carte concernant l’accès, autorisé ou interdit, aux massifs forestiers du Var est mise à jour. Voici le lien pour la consulter.

Un peu d’histoire sur le Rocher de Roquebrune

Autrefois dénommé « rocher des 3 Croix », le site avait une importante valeur religieuse au Moyen Âge et faisait l'objet de pèlerinages. Selon une légende, le rocher se déchira en trois failles à l'instant où Jésus Christ mourut sur la croix. Ces failles furent considérées comme un symbole des trois plaies.

Le 11 juillet 1991, en référence à son nom d'origine, trois croix mesurant chacune près de cinq mètres et pesant une tonne, furent hélitreuillées au sommet. Elles sont l’oeuvre du sculpteur Bernar Venet et rendent hommage à trois grands peintres de la "Crucifixion" : Giotto, Grunewald et Le Greco. Une plaque commémorative en explique la signification (cf. photo dans la galerie).

Pendant 50 ans, un ancien moine, frère Antoine, a vécu en ermite dans une grotte troglodyte du Rocher, où il s’est installé en 1966. Il est mort, à 98 ans, en 2021.  

⏱️ Durée de la randonnée : 2h30 à 3 heures (selon les pauses) - 📏 Distance : ± 6 km

 
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